Biographie et parcours

Fils et petit-fils de batteurs, un goût certain pour le cablage audio s’est très tôt éveillé en moi. Je me souviens du jour où mon père, souhaitant me faire venir à table, est venu couper avec des ciseaux les fils des hauts parleurs de ma chaine hifi, que j’avais hérité de ma soeur ainée. Je répondais en écoutant la radio “J’attends la fin de ce morceau et j’arrive!”… Sauf que je répétais ça à chaque morceau les uns après les autres! Après la coupure brutale, j’ai pris mes ciseaux, j’ai dénudé les fils et j’ai reconnecté l’ensemble. Première rencontre avec le sens de la polarité vers 7/8 ans donc.

J’ai fais du piano étant petit, ma soeur étant une étudiante en piano très prometteuse. Mon père a tenté de me pousser vers la batterie, mais la méthode traditionnelle m’avais refroidi sérieusement. Je me suis mis à cet instrument en cachette vers l’âge de 11 ans.

Durant l’adolescence, ma découverte du rock’n roll a été décisive en hiver 1999. Je bricolais avec un camescope et un magnetoscope et faisais mes premiers enregistrements et overdubs. Ensuite, c’est grâce au minidisc que j’ai pu expérimenter les joies du haaz effect (je n’ai su le nom de l’effet que de très nombreuses années après), et les joies du mixage artisanal, d’abord à l’aide d’un bricolage de dominos enfichables cloués sur une planche qui me permettaient de router passivement les signaux issus de mes micros tous plus pourris les uns que les autres. Ensuite, à l’aide de ma première table de mix.

À partir de l’arrivée de celle-ci, le mal était fait: l’engrenage de l’acquisition de matériel démarrait.

Mon père m’aiguillait vers des festivals où des amis à lui m’acceuillaient, pour découvrir les métiers du son, et ma mère me soutenait dans mon apprentissage de la batterie (auprès de Joël Eynaud, MJC de Pamiers) et m’emmenait répéter avec mes premiers groupes. J’avais rencontré dès cette époque des gens qui ont beaucoup compté par la suite.

Très vite, vers l’age de 15, 16 et 17 ans je sonorisais des groupes, concerts ou festivals de façon plus ou moins autome, selon les situations. J’enregistrais mon père et ces groupes, en jazz et en rock, pour m’amuser.

Je suis parti vivre à Montpellier durant une année, où mon premier boulot s’est trouvé être dans des locaux de répétitions et studio d’enregistrement live punk rock (Subsonic), mené par Marc Haquet, auprès duquel j’ai beaucoup appris sur ces styles (Surf, Rockabilly, Punk rock, etc…) et bien que d’un tempérament différent de lui, je n’ai jamais oublié sa manière d’aborder les choses, avec humilité au niveau du matériel, mais l’amour de l’efficacité.

Les années qui ont suivi ont été marquées par:

– Achat de ma première station MAO en 2004

-Enseignement de la batterie au sein de l’école de musique d’Ax-les-thermes

-Apprentissage de la batterie au sein de l’école Dante Agostini de Toulouse (professeur: Daniel Dumoulin)

Fin 2008, au coeur de la crise du batiment et de la crise du disque, les boulots alimentaires étant difficiles à trouver, et allant devenir père, j’ai pris la décision de créer mon studio d’enregistrement mobile. Mon but était de tenter l’aventure, afin d’offrir à mon fils un papa qui aurait tenté d’aller au bout de ses rêves, plutôt que frustré de n’avoir que courbé le dos face au travail. Ce n’était absolument pas le moment de créer un studio, tous fermaient à tour de bras, mais mon intuition me disait d’aller à contre courant.

En février 2009, le 14, ouvrait mon premier studio d’enregistrement mobile, le “No.mad studio”. Mes premiers enregistrements, teintés de saveurs authentiques et de poésie, ont consolidé mon envie de poursuivre l’aventure.

Après plus d’une centaine de sessions menées, des milliers de titres enregistrés et mixés, me voici aujourd’hui, prêt à concretiser vos idées musicales !